Horohaga Vanaga
Tahanea - Motutunga
Tahanea - Motutunga
L’association Horohaga Vanaga a pour mission principale la préservation écologique, naturelle et culturelle des atolls de Tahanea et Motutunga.
Rattachés à l’île de Faaite et constitués majoritairement de propriétés privées, ces deux atolls dépendent administrativement de la commune d’Anaa, située dans l’archipel des Tuamotu en Polynésie française.
⚠️ Information importante aux visiteurs
1. Les formalités administratives indispensables
L'accès à Tahanea et Motutunga est strictement réglementé pour préserver ces écosystèmes fragiles et respecter les propriétaires terriens (ayants droit) :
Déclaration d’escale DPAM : Tout navire de plaisance doit enregistrer son escale via le portail officiel de la Direction des Affaires Maritimes de la Polynésie française (DPAM) sur escales.gov.pf (en phase de test).
Déclaration communale : Se faire connaître auprès de la commune d’Anaa-Faaite. Contact : anaa@sivmtg.pf (en cours de mise en place).
2. Les précautions environnementales et la biosécurité
Tahanea abrite de nombreuses espèces d'oiseaux endémiques et menacées. Un protocole strict de biosécurité s'impose avant même de toucher terre :
Zéro passager clandestin (Rats) : Assurez-vous que votre navire ne transporte aucun rongeur. Les campagnes de dératisation menées par les associations et organismes partenaires (notamment Horohaga Vanaga, SOP Manu, Island Conservation, etc.) visent à protéger les zones de nidification sur les motu. L'introduction accidentelle d'un seul rat ruinerait des années d'efforts de conservation.
Pas d'animaux de compagnie à terre : Le débarquement des chiens, chats, cochons ou de tout autre animal domestique sur les motu est strictement interdit pour préserver la faune et la flore sauvages locales.
Nettoyage des semelles et équipements : Avant de débarquer en annexe, brossez vos chaussures et vos sacs pour éviter d'importer des graines d'espèces végétales invasives.
3. Navigation et sécurité : franchir les passes
L'accès au lagon de Tahanea se fait par le nord via trois passes principales (la passe Ouest, la passe du Milieu Motupuapua, et la passe Est Teavatapu). Pour entrer en toute sécurité, la préparation technique est cruciale :
Calcul de l'étale de courant : Les courants de marée dans les passes de Tahanea peuvent être très puissants (dépassant parfois 5 à 7 nœuds) et créer de violents courants sortants (mascarets) lorsque la houle extérieure est forte. Il est fortement recommandé d'entrer à l'étale de courant (au moment du renversement de la marée), idéalement par vent arrière ou faible.
Navigation à vue ("Eye-ball navigation") : Entrez toujours avec un soleil haut et derrière vous (idéalement entre 10h et 14h). Cela permet de repérer facilement les patates de corail (paoa) à l'intérieur du lagon, qui ne sont pas balisées.
Respect des règles de mouillage : Le mouillage sur le corail est interdit. Vous devez impérativement jeter l'ancre dans les zones de sable pour éviter de briser les massifs coralliens.
4. Charte de bonne conduite une fois sur place
Autonomie complète : L'atoll étant inhabité, vous devez être totalement autonome en eau, nourriture et énergie. Aucun déchet ne doit être laissé sur place : tout ce qui est apporté doit repartir à bord de votre navire.
Pas de feu non contrôlé sur les motu : Le risque d'incendie est majeur sur ces îlots secs et menacerait directement les habitats des oiseaux endémiques.
Gestion des déchets : Campagnes de ramassage des détritus échoués ou abandonnés.
Protection de la faune et de la flore : Opérations de dératisation des motu infestés pour étendre l'habitat des oiseaux, notamment les espèces endémiques et menacées. (Vous trouverez ci-dessous une carte des zones sanctuaires pour le Titi "Chevalier des Tuamotu", traitées auparavant et aujourd'hui indemnes de rats, ainsi que des zones encore infestées par les qui seront traités très prochainement comme le micro projet "Kia ora te Titi en 2026" en grande partie subventionné par l'OFB ainsi que la participation de la DIREN et de généreux donateurs).
Patrimoine culturel : Rénovation et entretien des monuments historiques.
Sensibilisation : Actions d'information auprès du public pour la préservation de cet écosystème fragile.
Signalétique sur site : Des panneaux de sensibilisation ont été installés à des points stratégiques (notamment à chaque passe et sur plusieurs motu). Vous trouverez ci-dessous la carte d’implantation de ces panneaux ainsi que leur contenu détaillé.
Nous prévoyons de sensibiliser l’ensemble des acteurs du lagon — habitants de Faaite et Anaa, pêcheurs, chasseurs et coprahculteurs — ainsi que les plaisanciers de passage. L'objectif est de faire de chaque usager un gardien de l’environnement et de la biodiversité locale.
« Le projet phare de l’association est la dératisation des motu infestés. Si la présence des rats constitue une menace critique pour le Titi (oiseau endémique en danger d'extinction), l'enjeu de cette action dépasse largement la sauvegarde d'une seule espèce. L’élimination de ces nuisibles est cruciale pour l’ensemble de notre environnement et pour l’activité humaine :
La faune marine et terrestre : Les rats détruisent les œufs et attaquent les nouveau-nés lors des pontes de tortues marines sur les plages, tout en décimant les couvées des oiseaux marins et les populations de kaveu (crabes de cocotier).
L’économie locale et la coprahculture : En rongeant les noix de coco directement sur les arbres ou au sol, les rats causent des pertes financières considérables pour les coprahculteurs. Assainir les motu, c’est aussi protéger la ressource de nos familles et soutenir l'agriculture traditionnelle.
La santé publique : Les rats sont des vecteurs de maladies graves, notamment la leptospirose (transmise par leur urine dans l'eau ou les sols humides). Éliminer les rats, c'est sécuriser la santé des coprahculteurs, des usagers de l'atoll et de nos enfants lors de leurs séjours sur les motu.
C’est la biodiversité, l'économie de nos îles et la santé de tous que nous protégeons à travers ces campagnes. »
Nous planifions des opérations de nettoyage intensif pour traiter les déchets :
Déchets échoués apportés par les courants marins.
Déchets abandonnés par les visiteurs sur les sites isolés.
L'enjeu : restaurer la pureté de nos paysages et protéger la faune terrestre et marine.
Nous travaillons à l'établissement d'un protocole de surveillance participative. Ce réseau impliquera les habitants, les coprahculteurs, les visiteurs ainsi que les autorités locales (Commune et Pays) pour veiller durablement sur l'intégrité de nos atolls.
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